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Comprendre la pollution des sols

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Des réglementations prisent, mais pas toujours évidentes 

Alors là, c’est du lourd, du très lourd ! Autant se mettre à la table dans la cuisine et sortir le vitriole, le langage sera plus clair (Alerte ! Référence cinématographique cultes).

On est tous d’accord pour dire que les abeilles, c’est bien et que la pollution c’est mal. Mais combien d’entre vous ont essayés de comprendre les mesures qui sont prises pour sa limitation ?

Parmi l’ensemble des réglementations en vigueur, il faut rappeler qu’elles différents en fonction des pays et des Etats. Par-dessus le marché, l’Europe à ses normes, la France aussi les Etats Unis aussi...
Bref cet article n’aura pas la prétention de faire référence en la matière, mais de vous aider à comprendre ce silencieux tohu-bohu plutôt que faire l’autruche en réclamant de l’air pure et que les “autres” devraient moins prendre la voiture, mais que “moi” j’en ai besoin.



L'enfer c'est vraiment les autres

Les activités des uns ne se limitent pas à leurs simples frontières. C’est une problématique mondiale, et on est tous dans la même m... bateau ! 

Pour vous illustrer la problématique, prenons un site industriel et ses produits chimiques qui brûlent... Voilà que les lois de la physique se rappellent à nous et que tout ce qui monte redescend (CQFD). Accroissant la problématique géothermique et les causes du réchauffement climatiques.

Alors dans le cas d’une usine qui brûle et des particules qui retombent dans les champs, qui produisent les produits que nous mangeons, c’est quoi l’astuce ?
L’histoire nous le prouve, on sait polluer. Tchernobyl, Norilsk, Kabwe ou encore Mailuu-Suu, si certains vous parle, il est sûre que d’autres non et la liste et bien plus longue.



A sujet complexe, rien de facile

Les instances gouvernementales ont bien évidemment tenté de répondre à cette épée de Damoclès géante. De nombreux organismes qui font foi d’autorités existent. Peut-être même trop.

Plus il y a d’audit énergétique, moins les résultats sont engageants. Tous les grenelles de l’environnement et loi de transition énergétique n’y changeront rien. L'écologie est un langage hermétique.



Ca commence par le bas, mais le bas du bas

Pour construire dans le respect de la réglementation en vigueur dans notre pays, poser une simple pierre avec des bottes en caoutchouc et trois photographes pour témoins, ne suffit pas.

Une étude de sol est nécessaire pour déterminer la présence possible de polluants ou non, et plus globalement analyser la qualité des terres. Le label eco responsabilité ça se mérite.
Pour savoir si les sols sont pollués, il existe la répertoriassions dite des Secteurs d’Informations sur les Sols (SIS). Il s’agit des terrains répertoriés ou la pollution des sols justifie la mise en place d’études et des mesures de gestion de la pollution. Ceci afin de permettre un réemploi sans danger du terrain. Cette liste est librement accessible aux publics via le portail Géorisques.
Autres organismes importants et qui surveillent les sites en activités, ce sont les ICPE (Installations Classés pour la Protection de l’Environnement) qui autorisent, enregistrent et les déclarent. Les sites en activités peuvent être des exploitations industrielles ou agricoles susceptibles de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains.



La base de données Basol

Des terres polluées sont des déchets dangereux dues à une activité industrielle et ont une caractérisation bien précise. Les sites appelant à une action de la part des pouvoirs publics sont disponibles via la base de données Basol, librement accessible à tout un chacun, là encore.

La gestion des déchets est donc ensuite allouée à des Entreprises spécialisées dans leur gestion. Cependant, la traçabilité des Déchets, y compris les Déchets Industriels Banals (DIB), n’est pas toujours garantie. Si chez MyBen une géolocalisation permet de préserver la biomasse et par extension la biodiversité, ce n’est hélas pas une obligation légale. Qui plus est que le fait d’être commissionnaire de transport n’est pas une autre de ces obligations rajoute au casse-tête.



Responsable jusqu'à son traitement final

Le Bordereau de Suivi des Déchets (BSD), autre document obligatoire, qui est un CERFA tout ce qu’il y a de plus réglementé pour le traitement ou la valorisation des déchets pollués.

Le producteur y répertorie tous les éléments qui permettront de faciliter la prise en charge du paquet par un centre de traitement. Ce document est une véritable carte d’identité du déchet. On y retrouve le nom du producteur, le nom courant du déchet, sa provenance, la quantité, le code déchet qui n’a de sens que si vous produisez des déchets dangereux. Auquel cas, vous serait confronté à cet autre sésame que vous devrait conserver 5 ans pour attester de la bonne élimination de votre colis.
Le BSD doit être rempli et signé par tous les intervenants, dans une optique d’assurer la traçabilité complète.
Le “cadastre gouv” joue plus que jamais un rôle primordial quand dans notre époque pour construire une maison on parle de bonus écologique ou de CEE (Certificats d’Economie d’Energie). L’éco responsabilité se prend à la racine et bien plus encore après et même au moment du “pendant” des opérations de construction.



On a tous y gagner avec le concept d'économie circulaire

Savoir ce que va consommer sa future maison, c’est comme savoir ce que va consommer et produire sa future usine ou son chantier, même bataille. La mise en place d’un diagnostic DPE (plus souvent appelé Diagnostic de Performance Energétique) est assurément une bonne initiative pour un bonus écologique.

Mais comment avec autant d’obligations et de lois, pouvons-nous nous retrouver avec près de 6 838 sites pollués connus en 2018 me direz-vous ? Bonne question, merci de l’avoir posé (c’est diabolique comme réponse). Il existe bien aussi la mise en place d’outil comme le Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) qui, par décret, “renforce la maîtrise de l’urbanisation autour des sites à hauts risques”.
Tout se joue à la caractérisation et la gestion des déchets dangereux. Un certain taux est admis dans les sols et si ces taux dépassent le seuil réglementaire lors des analyses, alors les pouvoirs publics interviennent. Le terrain des 7 ha à Fleury-Mérogis en est une parfaite illustration. Décharge sauvage à la proportion inédite, ou avait été retrouvé des déchets de chantier avec des présences d’amiante.



Mais si ! L'avenir est tout rose, il est même verdoyant

La grande force de nos prochaines décennies est immanquablement les innovations environnementales. La mise en place de cercles vertueux, les économies circulaires, comme le développement galopant de la méthanisation sont des solutions d’avenirs.

Celui qui pense qu’il suffit d’incinérer nos déchets sans soucis pour la sécurité ou la santé, celui-là méritera d’aller visiter les centres de revalorisation des déchets et stations d’épuration des eaux. Et peut-être pas que celui-là d’ailleurs. Les biocarburants sont un moyen de se prémunir face aux énergies fossiles. Qui malgré leur terminologie qui appartient au monde du non-vivant sont très énergivore et engendrent des polluants de manière massive. Carton rouge vif, malus écologique et tout le toutime !
Des solutions modernes comme des bio centres sont peu connus et jouent pourtant un rôle important dans le traitement ou la valorisation moderne des déchets pollués. Il s’agit d’un traitement biologique naturel qui utilise la force de dégradation de certains micro-organismes friands de substances polluantes. Par exemple des sols contaminés par de l’huile moteur ou autre type d’hydrocarbure, HAP. L’excavation des terres n’est pas l’unique méthode. Un travail in situ peut être réalisé à condition d’y sacrifier du temps et de la place sur le chantier. 
A terme les terres pourront faire l’objet d’un réemploi en matériaux techniques à condition d’avoir été valorisés dans les règles du bio art.



Le BTP a ses armes qui méritent qu'on en parle

Dans le domaine de la construction et du transport les innovations sont encore trop timides, biens que présentes. Le statut Reconnu Garant de l’Environnement (RGE) est choyé par les Entreprises les plus soucieuses du développement durable. Les pros qu’il vous faut !

Par exemple, un béton de chanvre vient d’être développé en opposition à l’utilisation abusive de celui produit avec du sable qui dévisage et pile les littoraux. Il faut savoir que le sable constitue l’un des plus gros polluant inerte qui soit. 
La mise en place plus drastique du double et triple fret ne serait pas non plus un mal. La circulation étant de plus en plus encombrée, l’optimisation des flux logistiques serait une bien meilleure initiative que la mise en place de la vignette Crit'Air qui ne concerne que très peu les autoroutes à l’arrivée.
Si vous êtes avide de solution face aux déchets et à leur gestion, on vous conseil le salon annuel Pollutec, qui fait office de Mecque du petit ou gros pollueur. Il évoque bien mieux, et plus en détail les solutions d’avenir quant à tout ce qui touche aux déchets qui nous font suffoquer.


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